Les travaux
2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009
Projet pavage du pont dormant du château de Rochefort
Compte Rendu technique du stage
Pont dormant pour l'accès au château
Par Alain ERARD
Une mission, des moyens, des hommes ...
Contexte
Ce stage fait suite au stage Relevé du Bâti du château de Rochefort, encadré par Jérôme Mercier en 2004. Lors de celui ci, un relevé précis des éléments du pont fut réalisé dans le cadre d'un stage rempart afin de conserver et d'étudier l'état initial du pont en vue de sa reconstruction.
Suite à cette intervention, un relevé pierre à pierre de l'édifice était disponible pour l'une des faces du pont (élévation) ainsi que sa partie supérieure dédiée à la circulation (plan). Ces deux relevés ainsi que le compte rendu de Monsieur Mercier sont disponibles en annexe.

C'est donc avec une voûte comprenant trois arches d'origines, et deux voutains restitués par l'association que nous découvrons le chantier nous étant destiné.

A la vue de l'état initial du chantier et compte tenu des moyens matériels et humains disponible, il appairait clairement que l'achèvement complet des travaux sur ce pont n'est pas envisageable sur la période programmée. L'objectif initial (réalisation du pavage) nécessitant la réalisation d'un fond de forme et la taille des pavés ne sera abordable qu'après avoir relevé, les murs latéraux du pont à leur hauteur initiale. De plus les techniques nécessaire a ces travaux devront être assimilées par les stagiaires préalablement à cette intervention.
Objectifs de formation :
Moyens Matériel :
Un ensemble d'outillage complet est mis a la disposition du stage après concertation le premier jour. Le chantier bénéficiera donc d'un ensemble d'outils acquis préalablement par l'association ainsi que de ceux existant plus de nombreuses contributions personnelles des membres de l'association.

La logistique du chantier est exemplaire, et mal grès l'isolement du site, nous disposons d'électricité (groupe électrogène) d'eau (tonne a eau) et d'un local entrepôt pour le rangement du matériel sous la forme d'une cabane de chantier. Il est important de souligner le comportement des membres de l'association qui prirent sur eux de réaliser les moindres de mes caprices techniques afin de donner la totalité des moyens matériels à leur stagiaires en vue de la réalisation de l'ouvrage. Encore une foie merci pour leur efficacité.
Moyens Humains:
L'équipe 2005 est composée de sept jeunes et de deux encadrant dont un spécialisé dans l'aspect vie du groupe mais participant au chantier. Une stagiaire supplémentaires venant d'un chantier voisin viendra se joindre au groupe lors de la dernière semaine.

Il est important de noter la présence active mais non pesante de cinq à six membres de l'association, qui chacun à leur façon, viendront collaborer à la réalisation de l'ouvrage, hors de leur mission initiale de supervisassions, sans pour autant interférer avec l'autorité mise en place.
Différentes nationalités sont présentes sur le chantier. Outre une majorité Française, on note la présence de stagiaires issus du Maroc (3), de Pologne (1) et de Russie (1). La langue utilisé sur le chantier sera le français.
Adapter, Improviser, Dominer ...
Les objectifs et ambitions du groupe nous poussent tout de suite à mettre la barre très haut pour se donner une chance d'obtenir une place honorable au classement. Le ton est donné en fixant des horaires précis et rigoureux pour le chantier. Le réveil se fera aux alentour de six heure le matin afin d'être opérationnel sur le chemin du chantier (environ cinq à dix minutes de marche) à sept heure. Une pause sucrée et de ré hydratation sera mise en oeuvre dans le cours de la matinées (10 a vingt minutes) afin de ne pas détruire totalement les ressources physique de chacun et d'arriver sans encombre à la buté du chantier vers treize heure. Cet horaire colle parfaitement avec les conditions météorologiques et l'orientation du site qui jouis d'un ensoleillement abondant toute la journée.
Le qualité et le sérieux des participants, nous permettra par la suite d'adapter ces horaires et de lâcher du mou dans la mesure ou certaines sorties tardives nous demandais un peux plus de repos et que les micro objectifs journaliers étaient respectés. C'est ainsi que nous démarrons le chantier parfois avec une heures de décalage (8 / 14 au lieu de 7 / 13) et que parfois nous prolongions la journée de travail pour atteindre le but recherché. Sans contrainte, sur motivation du groupe et non pas sur demande de l'animateur, il nous est arrivé de tenir un horaire de type 7 / 14H30. Il faux rendre hommage à ces jeunes qui pris par la passion de l'ouvrage ont donnés tout ce qu'ils pouvaient pour atteindre l'épanouissement qu'il ressentaient dans leur travail (ces groupes sont assez rares pour que cela soit souligné) De même au hasard des activités de loisir, le groupe se ceindrais en deux pour venir en après midi réaliser d'autres travaux que ceux programmés, quand la motivation pour un loisir n'étais pas au rendez vous. C'est ainsi que certaines technique de tailles de pierre furent abordées en supplément, qu'une partie du château fut dévitalisé ou que certaines pierres de tailles furent remisent en place dans d'autres parties du château.
Le programme du chantier se décompose tout de suite en trois grands objectifs
Les deux premiers objectifs furent tenus.
A/ Une semaine fut consacré au relevés des mur latéraux du pont. Pendant celle-ci, les stagiaires purent appréhender les techniques de taille des parement du mur à l'aide de la chasse. De même une rapide initiation a la confection de mur en pierre sèche (mur auto stable) leur a permis de saisir l'importance du choix et de la préparation des pierres. C'est tout naturellement qu'ils sont venus a la maçonnerie a la chaux pour lier leurs pierres. La nature des murs et la forme des excavations leurs ont de plus donné le moyen d'aborder les technique liées au blocage d'un mur ainsi que celles liées au bétons cyclopéen qui à servi de masse derrière les mur et la voûte pour contrebuter les pressions de celle-ci. Le chénage des angles de mur fut aussi abordé sur les différents angles de l'ouvrage. Cette première phase de chantier, fut composée de trois équipes, l'une assurant le relevé d'un mur tandis qu'une autre s'occupait de l'autre, la troisième assurant la logistique taille / mortier / blocage.



B/ La seconde semaine est dédiée à la réalisation du fond de forme devant accueillir le pavage du pond. Celui ci est constitué de cinq face distinctes et différentes.
La première est constitué par le seuil de la porterie. Celui ci aillant subit l'action du temps et étant condamné par un mur d'aglo provisoire supportant une fresque a la chaux, nous avons du procéder a une découpe d'une partie de celle-ci (partie inférieure) afin de relever les pierres de seuil afin de leur redonner leur aplomb originel cette opération réalisée, un blocage est réalisé pour lui conserver sa place (une pièce de monnaie récente y est disposé pour permettre une datation de cet partie de l'ouvrage. Il faux aussi noter que la partie piétonnes de la porterie aillant moins souffert du temps et des charges et possédant encore un rang de pavés d'origine, ne sera pas modifiée afin de retracer l'originalité du pavage de départ.

La seconde tiens a la butée de terre qui constitue l'approche du pont et qui de par sa déclive viendra retenir le pavage moyennant qques petits travaux préalables (sous couche et butée terminale du pavage.
Les troisième et quatrième faces sont constituées par le prolongement naturel des mur latéraux du pont qui pour cette occasion seront créés avec un parement au deux faces sur une épaisseur proportionnelle aux pierres originels du mur bahut retrouvées sur le site.

Celles ci seront réalisées de façon à conserver la visibilité et lisibilité des pierres de tailles servant originellement de charnières aux deux ponts levis (piétons et charrette) . Il faux noter toutefois, que l'état de deux de ces pierres au milieu de l'ouvrage ne permettant pas une lecture historique simple des constituant du pont et provoquant une faiblesse architecturale du pont (creux d'infiltration) furent prises dans la masse et ne peuvent donc plus témoigner de la mécanique double du pont levis originel. Ne seront donc visible que les deux pierres extrêmes à droite et à gauche. Il est for probable que celles-ci furent brisées lors de l'adaptation du pont levis en pont fixe bien avant notre intervention. En effet, leur cassure visible lors des travaux montre l'action d'un outil et non une brisure liée au un effet météorologique ou accidentel (multiples chocs dans l'épaisseur) Il est probable que les bâtisseur aillant réalisé l'arche entre le seuil et le dormant du pont médiéval rencontraient un souci de niveau pour poser leur pavés et durent briser ces pierres en saillie du mur des communs afin de disposer d'un volume suffisant pour disposer leurs pavés. Nous n'avons pas répété cette opération et nos pavés prirent place naturellement dans le volume ainsi créé. A noter que ces deux parties du font de forme ressoivent des barbacanes permettant une respiration accentué du volume formé par le pavage au niveau du dallage que nous explicitons ci après.
La cinquième et dernière face du fond de forme est représenté par le fond du pont qui soutiendra le lit de mortier accueillant le pavage. Celui ci devant pouvoir accueillir un trafique roulant de moyenne charge, le parti fut pris de poser un dallage grossier (opus incertum) sur un lit de béton cyclopéen l'épaisseur de l'ensemble variant de vingt à trente centimètre selon les endroits. C'est sur celui ci que nous commençons a créer une pente descendante du château vers l'extérieur.

Une infiltration d'eau étant toujours possible dans un ouvrage, des barbacanes furent aménagées de part et d'autre du dallage afin de permettre l'évacuation de l'eau par les cotés du pont. Ce dallage possédant naturellement une imperméabilité importante, les eau pouvant parvenir dans la structure du pont seront évacuées par ces orifices sans pour autant venir relaver la voûte ou les élévation de terre sous la construction. Il est a signaler que n'étant pas parvenu a un état fini suffisant nous n'avons pu mettre en oeuvre le drainage des eaux pouvant parvenir dans la buté de terre a l'entrée du pont (côté opposé au seuil de la porterie) et qu'a mon sens, des barbacanes devraient être réalisées dans les murs de contre escape pour permettre l'évacuation de l'eau pouvant provenir du sol avoisinant le pont. Biens que la présence du sol géologique rocheux soit proche du pont, il existe suffisamment de terre pour permettre l'entrée d'eau sous l'ouvrage et donc provoquer un affaiblissement des base du pont. Ce détail pourrait biens être un des facteur aillant délité les pierres de la base du mur encore visible a ce jour dans des temps plus anciens où le pont n'étais pas encore recouvert de terre comme avant l'arrivée de l'association sur le site.

Pour finir sur cette seconde semaine, il faux noter que c'est au cour de celle-ci que fut commencé, l'immense travail préparatoire lié aux pavés qui seront nécessaires au pavage.
C/ Troisième et dernière semaine. C'est au cour de cette dernière semaine que les plus grosse métamorphoses se sont manifestées. Le dallage du fond de forme se termine et finit sa prise, les mur latéraux du pont prennent leur élévation définitive et les premiers pavés sont posés.

La fatigue du chantier montre son emprise et biens que les horaires soient respecté, nous commençons a ressentir le cumul de fatigue des premières semaines. Il faux de plus penser a laisser le chantier propre après notre intervention et les matériaux nous font défaut ( pierres des champs).

Nous devrons donc réapprovisionner le site et penser a prendre le temps de ranger les différents surplus qui ne seront pas utilisés. C'est la pose des pavés qui pâtira de ces phases de travaux et l'ensemble des pavés préparés (environ ½ 1/3 de la surface totale) ne seront pas posés. Après avoir tendus des cordeaux pour les niveau de pente et les axes d'écoulement des caniveaux, nous mettons en place les premier rang de pavés et entrons enfin dans l'objectif initial du chantier. Une première ligne de pavé est disposé droite pour donner le ton. Quelques rangs suivront droits avec une légère pente descendante (1.5% environ) pour respecter le niveau de seuil de la porterie.

Les rang suivants, initialiseront le bombage central du pont et les deux caniveaux latéraux permettant l'évacuation latérale des eaux pluviales hors du château. Le galbe décidé sera donc a trois pans sur l'ensemble du pont, deux petits plan latéraux droits et un bombé central séparé par un coup de sabre matérialisant l'écoulement de l'eau. C'est sur ce changement de rythme de pose que nous laisseront le chantier au bout de la troisième semaine. L'ensemble des pavés seront posé sur un lis de mortier sec de type moyen. (proportion a voir plus loin) Le jointoiement sera réalisé avec un mortier plus riche (mortier riche) avec certains additifs permettant une meilleur hydrolicité du mélange (secret de fabrication) les différents mortiers utilisés seront arrosés en fin de pose afin de lancer la prise. Les pierres de parapet ne seront pas posées par manque de temps et de matériaux. Notre projet de poser l'unique pierre de parapet retrouvée sur le site (environ deux mettre de long) ne sera pas réalisé.
En conclusion de ces trois semaines de travaux, je peux affirmer que l'équipe a sue s'Adapter aux différentes contraintes du chantier (groupe disparate avec des connaissances diverses mais non dédiées). L'équipe à su Improviser en diverses circonstances pour contrecarrer certaines consignes inadaptés ou mettre à profit des matériaux qui n'étaient pas prévue pour l'usage qu'on leur destinais. Et pour finir, j'estime que l'équipe a Dominé son sujet en rendant un ouvrage propre et très avancé par rapport a ce qu'on pouvais attendre de bénévoles sans expérience préalable.
Je garde et garderai beaucoup d'estime pour ces jeunes qui ont fait preuve de beaucoup de courage, pour mon collègue animateur de vie qui a mis tous son coeur au chantier en plus de son savoir faire indéniable en terme d'animation culturelle et sportive, pour ceux de l'association qui par leur travail, leur coeur et leur présence (Jean, Cécile, Guy, Gwen et Yann entre autre) ont montré un exemple sans faille de passion et de dévouement pour ces jeunes venus de tous les horizons.
J'aimerais en plus dédier ce chantier a l'équipe qui en 2004 a mis la main a l'ouvrage pour déblayer et répertorier le site sans oublier les membres actifs de Clefs de Rochefort. Sans ce travail préalable, nous n'orions pu réaliser cet ouvrage et ainsi rétablir la circulation dans le château.
Annexes :
Mortiers utilisés
Mélange pauvre -> 1 liant pour 5 granula
Mélange moyen -> 1 liant pour 4 granula
Mélange riche -> 1 liant pour 3 granula
Le béton cyclopéen était composé d'un mélange pauvre et de l'ensemble des chutes de tailles et cailloux traînant sur le site. Il a été mis en oeuvre entre la voûte et la butée de terre pour contenir les poussées de la voûte, en liaison entre le blocage des murs latéraux et la buté de terre et pour finir en sous couche de dallage.
L'ensemble des pierres de maçonnerie est tirées des champs par le concours d'un des membres de l'association. Environ neuf camions furent nécessaires à la réalisation de l'ouvrage, quatre présents au départ et cinq ajoutés par la suite par les bénévoles.
Les pierres du pavage sont offertes par un carrier sous le contrôle de Yann qui de part sa personnalité et ses relations contribue largement à l'ouvrage. Une quinzaine de palettes dont au moins quatre furent taillées.
Le sable, entre cinq et huit tonnes de sables consommées pendant le chantier.
Bétonnières, record absolu un peu plus de quarante bétonnière en une journée.
Produits dopant, Moraline 2 comprimés chaque matin par bénévole et 1 cachet de Motivex a la pose. (private jocke)
Bonne Humeur à volonté.
l'équipe en détail :
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| Sacha | Dominika |
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| Fatine | Salsabila |
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| Francine | Bertrand |
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| Adil | Nicolas |
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| Fabien | Alain |
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| Jean |